Ivan a passé hier une belle journée d'anniversaire en compagnie de sa famille et de quelques amis. Ce dimanche, avant de partir demain et jusqu'au 3 décembre en stage avec son équipe au Passo San Pellegrino, il a prolongé la fête en se rendant au Rallye Monza Show, où son ami le pilote automobile italien Max Papis lui avait réservé une surprise.
Tout semble donc aller pour le mieux en cette fin de cette année, mais au fond de lui Ivan porte une blessure, celle de ne plus pouvoir courir avec le maillot de la Nazionale. En effet le 30 mai dernier, la Fédération Italienne de Cyclisme, a décidé que les coureurs suspendus plus de six mois ne pourraient plus porter le maillot de l'Italie et ne pourraient également plus participer aux championnats italiens. Le président de la Fédération, Renato Di Rocco, avait alors précisé que cette loi s'adressait à toutes les catégories et sans limite de temps. Une décision qu'Ivan ne digère pas et qu'il veut comprendre, comme il le dit dans la Gazzetta ce matin : "J'écrirai une lettre à la Fédération. Ne plus pouvoir courir un championnat italien ou un Mondial me fait mal. L'interdiction met en colère et elle est difficile à expliquer. Je dois comprendre le pourquoi. J'y pense toujours et j'ai beau retourner l'idée dans tous les sens, je trouve qu'il y a quelque chose qui ne va pas".
La loi est rétroactive et d'un point de vue juridique elle peut donc sans doute être contestée. Mais Ivan précise : "Pour moi c'est surtout un problème émotif, pas juridique. Je n'ai pas besoin d'un avocat ou d'un juriste. J'ai contribué à faire du mal à ce sport et j'en ai eu honte. Ensuite cependant, j'ai contribué à faire du bien en me basant sur trois principes : honnêteté, loyauté et transparence. Après avoir payé je suis revenu, j'ai gagné et j'ai donné la possibilité aux gens de voir dans mes victoires. Maintenant je dois comprendre pourquoi la Fédération me refuse ces deux courses. Ils doivent me donner des explications, mais ils doivent être très convaincants. Puis, si pour faire du bien à ce sport je dois rester en retrait, alors je me mettrai à part. Mais avant je veux comprendre vraiment. Le cyclisme a besoin de crédibilité, donc aussi de clarté. Je veux de la clarté, sans créer de confusion". De la confusion il y en a malgré tout car Ivan est interdit de Nazionale mais, chose absurde, les points UCI qu'il a acquis cette année ont été pris en compte pour établir le nombre de coureurs qui pourront être sélectionnés pour les Jeux Olympiques 2012, et l'Italie aura le nombre maximum, soit cinq coureurs.
Plus de trois ans après son retour Ivan a aujourd'hui pleinement retrouvé sa place au sein du peloton et des grosses équipes l'ont même demandé en fin de saison. Mais c'est la Liquigas-Cannondale qui a eu le courage de l'engager durant ce qui restera sans doute le pire moment de sa carrière. Actuellement il lui reste encore un an de contrat mais Ivan entend leur être fidèle jusqu'à son retrait du vélo : "Je suis reconnaissant envers la Liquigas et je veux terminer ma carrière ici. Si j'ai gagné le défi de mon retour, le mérite revient aussi à l'équipe. Maintenant c'est facile de parler, mais avant le président Paolo Zani et le manager Roberto Amadio devaient se rendre aux réunions avec le casque".
Avant de se "battre" sur les routes, Ivan va donc mener un autre combat, celui qui pourrait lui permettre de reporter les couleurs de son pays. Entre la maglia azzurra et Ivan la belle histoire était née en 1998, lorsqu'il était devenu champion du monde espoir. A l'époque la course avait eu lieu aux Pays-Bas à Valkenburg, là-même où se dérouleront les prochains mondiaux...
FORZA IVAN !!!!!



lun 28 nov 2011 08:14


Interview vidéo d'Ivan après la 17ème étape du Giro
Interview vidéo Ivan après la 16ème étape du Giro
Vidéo Ivan lors de la 2ème journée de repos du Giro
Interview vidéo Ivan avant la 15ème étape du Giro