La Gazzetta
Dello Sport avait aujourd’hui organisé un vidéochat avec
Ivan. Pendant presque trois quarts d’heure il a
répondu aux questions posées par les supporters. Beaucoup de thèmes
ont été abordés : le Giro, le Tour, sa préparation, ses
adversaires... Je vous ai sélectionné quelques
questions.
- En 2009, de 1 à
10, quelle note vous donneriez-vous ?
Je crois que
cela été une saison plus que passable. Mais c’est difficile,
je préfère que le vote soit donné par les supporters ou les
spécialistes. J’ai cherché de donner le maximum. Ce
n’était pas facile après trois ans sans compétition de
revenir sur deux courses à étapes de trois semaines, courues à un
haut niveau. Cela a été une saison difficile mais elle donnera des
résultats en 2010. Disons que pour 2009 je me mettrais
7.
- Si vous pouviez
changer un jour de votre vie sportive, lequel changeriez vous
?
Le jour du
Stelvio, lors du Giro 2005, quand déjà le matin j’avais
compris que physiquement je n’allais pas bien. Une étape avec
une montée comme le Stelvio ne pardonne pas. C’est déjà
difficile de la faire quand tu vas bien alors imaginez avec un
problème de santé.
- Quels sont les
adversaires les plus dangereux pour le prochain Tour d’Italie
?
Une de mes
caractéristiques est de toujours mettre au début d’une grande
course 7-8 favoris pour le maillot rose car c’est normal, si
il y au moins un leader par équipe il faut considérer qu’il
peut lutter pour gagner le maillot rose. Cependant si je dois
donner deux noms, je crois que pour ce qu’ils ont démontré
ces dernières années, les garanties qu’ils peuvent donner,
Evans et Sastre sont deux athlètes qui à mon avis créeront beaucoup
de problèmes à qui veut gagner le Tour
d’Italie.
- Quelle est la
chose qui vous a le plus aidé à revenir au haut-niveau ?
Disons
qu’au niveau personnel ma famille a été fondamentale car tu
te trouves dans une situation très délicate et difficilement
gérable si tu es seul. Et puis le grand amour pour ce sport,
j’ai commencé à courir à l’âge de six ans, j’en
ai trente-deux donc l’amour pour le vélo était trop fort pour
pouvoir arrêter de cette façon. Je suis très heureux, je suis
reconnaissant à tous les dirigeants de la Liquigas qui m’ont
donné cette chance il y a un an. C’est une seconde partie de
ma carrière où je chercherai de reprendre toutes les satisfactions
qui sont restées derrière moi.
- Quelle est la
meilleure tactique pour le Zoncolan : partir tout de suite dès le
pied de la montée ou attendre les derniers kilomètres ?
C’est une
montée avec une pente régulière, donc cela dépend de la condition,
aux jambes que tu as dans le final de la course. J’ai repéré
cette étape il y a quelques jours et les 100 derniers kilomètres
sont très exigeants, avec d’autres montées, donc on arrive au
Zoncolan avec déjà de la fatigue dans les jambes. Il faut voir sur
le moment mais cependant il est clair que d’attaquer dès le
début, avec encore huit kilomètres de montée, c’est un peu
trop tôt.
- Hormis les grands
tours, pensez-vous aux classiques comme Liège ou la Lombardie
?
Oui, cette année
à Liège j’arriverai avec une bonne condition donc c’est
une course où j’essaierai d’être protagoniste avec
Nibali, Kreuziger et Pellizotti, les athlètes qui seront en train
de préparer cette partie de la saison. Et le fait d’avoir
moins couru durant ces trois premiers mois de l’année me
permettra après le Tour d’arriver à la fin de l’année,
donc de me concentrer sur les classiques de fin de saison comme la
Lombardie. Parce-que Liège et la Lombardie sont les deux seules
courses où un athlète non rapide comme moi peut avoir des chances
de victoires.
- Peut-on battre
Alberto Contador et comment ?
Il faut être
réaliste, Contador a démontré ces quatre dernières années
d’avoir une marche en plus en montée et d’être au
niveau des meilleurs chronoman au monde. Il est clair que
s’il se présente au Tour avec une condition comme celle de
2009 cela devient difficile. Nous n’irons pas au Tour en
pensant arriver seconds mais si on regarde les choses avec un peu
de réalisme, on comprend qu’en ce moment il est nettement
supérieur. Donc tu dois chercher de le trouver dans un moment où il
n’est pas à cent pour cent car autrement s’il est bien
cela devient difficile de le contester.
- Quel est votre
plus beau souvenir sur le Tour ?
Ce sont les deux
podiums, 2004 et 2005. Je crois que le Tour a été fondamental pour
ma carrière et c’est pour cela que cette année il est revenu
dans mes programmes car j’ai une grande envie de recourir le
Tour de France.
- Avez-vous déjà
pensé à ce que vous ferez une fois que vous aurez arrêté de courir
?
Non je n’y
ai pas pensé car je suis convaincu de courir encore beaucoup
d’années. Je ne sais pas combien exactement, mais disons tant
que je serai protagoniste. Je crois que pour la passion,
l’amour que j’ai pour ce sport il y aura un jour où je
comprendrai tout seul que ce sera le moment
d’arrêter.
- Pourquoi vous ne
participez pas à la Tirreno Adriatico ?
Parce que nous
avons cherché de programmer un début de saison plus tranquille et à
la place de la Tirreno je ferai le Tour de Catalogne avec un
rapprochement du Giro un peu plus relax par rapport à l’an
passé.
- Quel rapport
avez-vous avec les social network, Twitter en particulier
?
Twitter me plait
car c’est très pratique. Je réussi à l’ajourner avec
mon téléphone en temps réel. C’est un système qui
n’occupe pas beaucoup de temps et tu réussis à donner aux
supporters des ajournements sur le quotidien. J’ai vu que mes
supportes apprécient beaucoup, le site est très suivi et je le fais
très volontiers.
Si vous souhaitez
revivre l’intégralité du vidéochat voici le lien où vous
pourrez le retrouver : http://video.gazzetta.it/?vxChannel=campiongazzetta&vxClipId=2570_2b48a0fc-2ad9-11df-8f21-00144f02aabe
FORZA IVAN
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