Après un week-end montagneux éprouvant, les
coureurs ont ce lundi pu récupérer un peu, en vue de la dernière
semaine, qui s’annonce elle aussi très difficile. Ivan en a
profité pour rendre visite à ses équipiers, qui logeaient à
Bardonecchia : "J'ai passé l'après-midi avec les coéquipiers,
le staff, les directeurs, je me suis senti comme à la maison, au
milieu des rires, des regards. C'est un groupe uni par l'estime et
l'amitié. C'était beau d'être là". Il a également passé de
nouveaux examens dont les résultats seront connus
demain.
Sur Radio 24 Ivan a livré ses impressions sur
son équipe et le maillot rose Vincenzo
Nibali.
"On a pédalé à deux", ces mots sont
signés Giovanni Visconti, qui a triomphé aujourd’hui sur le
mythique col français du Galibier. En raison de la neige il
n’a pas été possible de mettre la ligne d’arrivée tout
en haut comme cela était initialement prévu. Mais les organisateurs
du Giro ont trouvé une bien belle alternative : la ligne a été
déplacée devant la stèle Marco Pantani, le regretté champion
italien. Et autre jolie symbolique, Visconti et Pantani ont tous
deux en commun d’être né un 13 janvier. À l’arrivée
l’émotion était donc très forte pour le coureur de la
Movistar, qui attendait depuis plus d’un an de gagner à
nouveau. Le début d’étape a été marqué par une
neutralisation, en raison de la fatigue accumulée ces derniers
jours et notamment hier, les leaders avaient décidé que le peloton
monterait à une allure modérée la première difficulté du jour, le
col du Mont Cenis. C’est au sommet du col qu’une
échappée s’est formée avec sept coureurs dont Visconti. Le
sicilien est ensuite parvenu à distancer ses compagnons puis à
résister au groupe maillot rose. Chez les favoris la course
s’est animée à 5 km de l’arrivée avec Damiano Caruso et
Samuel Sanchez qui ont attaqué. Michele Scarponi et Cadel Evans ont
aussi tenté de faire un écart mais Vincenzo Nibali n’a pas
tremblé, il a ensuite lui même augmenté l’allure, pas de quoi
distancer ses rivaux mais suffisant pour que plus personne ne
ressorte.
L’émouvante victoire de son compatriote
Visconti, Ivan en reparle sur Radio 24.Demain il fera une visite de
contrôle et il se rendra à Bardonecchia, où loge la Cannondale pour
la journée de repos du Giro, afin de saluer et encourager ses
coéquipiers.
Après le déluge de la plaine voilà maintenant
que les coureurs du Giro doivent affronter les froides et neigeuses
montagnes. Pour cette quatorzième étape entre Cervere et
Bardonecchia le mauvais temps a eu raison du passage dans la montée
de Sestrière, qui était parmi les deux cols de la journée. La
montée finale de Jafferau elle a bien eu lieu et au sommet Mauro
Santambrogio de la Vini-Fantini a fini vainqueur. Avec lui,
Vincenzo Nibali. Le sicilien a attaqué à deux kilomètres de
l’arrivée et seul Santambrogio a alors été en mesure de
l’accompagner. Nibali n’a pas joué le sprint, pour lui
l’essentiel était ailleurs, ce soir il a repris 33s à Cadel
Evans (6ème), qui était ce matin à 41s. Il a également repris 30s à
Rigoberto Uran (5ème), désormais leader de la Sky après
l’abandon de Wiggins. Au général Nibali possède maintenant
1mn26s sur Evans et 2mn46s sur Uran. Demain le Giro arrive en
France, avec l’étape du Galibier mais à l’heure
qu’il est de nombreuses incertitudes planent encore sur
le parcours, en raison de la neige qui est tombée ces dernières
heures.
La
plus longue étape du Giro, 254 km, entre Busseto et Cherasco,
s’est terminée au sprint et qui dit sprint dit...Mark
Cavendish. Pour la quatrième fois depuis le début de ce Giro,
l’anglais s’est imposé. Le dernier coureur à avoir levé
les bras à quatre reprises au cours d’un même Giro
c’était Ivan en 2006. Le britannique de l’Omega
Pharma-Quick Step égale le record d’Ivan et pourrait même le
dépasser car il espère aller au bout de ce Tour d’Italie. Et
d’ici là il reste encore quelques sprints. Le week-end qui
vient s’annoncent lui montagneux. Si la neige ne vient pas
perturber le programme, les coureurs arriveront demain à
Bardonecchia par la montée de Jafferau, classée en première
catégorie, longue de 7,3 km et à 9,1 % de pente moyenne. Vincenzo
Nibali aura déjà une première grande occasion de consolider son
maillot rose. Ce ne sont en tout cas pas Ryder Hesjedal et Bradley
Wiggins qui viendront le contester, car tous deux ont abandonné ce
matin.
Ivan salue la performance de Cavendish et parle
des prochaines étapes de montagne, sur Radio
24.
Le
Tour d’Italie est en train de prendre une tournure très
pluvieuse et la douzième étape entre Longarone et Treviso, longue
de 134 km, a été courue sous un déluge continu. Un sprint était
attendu et il a bien eu lieu, les cinq échappés du jour
s’étant fait reprendre. Le plus rapide a été Mark Cavendish
de l’Omega Pharma-Quick-Step, qui signe sa troisième victoire
sur ce Giro. Cavendish qui sourit et Bradley Wiggins qui est lui de
plus en plus mal. Le coureur de la Sky a été pris dans une cassure
à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée. Visiblement
malade, il est désormais 13ème du général, à 5mn22s de
Vincenzo Nibali. Le sicilien gère pour l’heure parfaitement
sa course et il peut compter sur le soutien...d’Ivan (qui
finalement ira consulter à San Raffaele lundi et non
aujourd’hui comme cela était initialement prévu) :
"Nous nous sommes parlés hier matin et cela m’a fait
plaisir. Il m’a dit de belles paroles et il m’a
encouragé encore plus. Cela me déçoit vraiment qu’il ne soit
pas là. Mais la bonne chose au moins, comme il me l’a dit,
c’est qu’il ne devra pas être opéré pour le problème
qui l’a contraint à déclarer forfait à la veille du Giro.
J’ai vu la photo, c’était
impressionnant !"
Pour Radio 24 Ivan revient sur Vincenzo et le
mauvais temps qui sévit sur le Giro.